19.10.2009

Exposition : l'Univers de Miles Davis.

Miles Davis.......sa sonorité tendre et voilée dans les graves, perçante et incisive dans les aigus, la précision de son attaque, sa manière subtile de pétrir le timbre, surtout lorsqu'il utilise la sourdine, la nonchalance de son phrasé lui permettent de définir un univers envoûtant, qui fait de lui un des plus grands solistes lyriques que le jazz ait connus.

 

Depuis le 16 octobre, jusqu'au 17 janvier 2010 une exposition est consacrée au trompettiste de jazz, Miles Davis, à la Villette, cité de la musique, avec de nombreux concerts, des films, des objets personnels, des photographies, des partitions originales etc…..etc……

J’ai découvert Miles Davis en 1967 chez un ami musicien, il me l’a fait découvrir à travers « le concerto de Aranjuez » un mélange réussi du classique et du jazz, où il trouve un son, qu’il développera par la suite.

A la pointe des évolutions dans le jazz il a été le précurseur et l’initiateur de nombreux mouvements musicaux..

Cité de la musique, 221 Avenue Jean Jaurès Paris 19ème. Métro : Porte-de-Pantin.



04.04.2009

Art Sacré

AgnoloGaddiCroix.jpgDeux magnifiques expositions d'art religieux sont actuellement présentées à Paris.

Jusqu'au 21 juin , les "primitifs italiens" attendent les visiteurs au musée Jacquemart André. Des oeuvres exceptionnelles réunies au 19ème siècle par le collectionneur M. bernard von Lindeneau. Aux cimaises du musée , des chefs-d'oeuvre de grands maitres d'art sacré des écoles de Sienne et de Florence.

On peut y admirer les tableaux  représentant la vie du christ de Guido da Siena, un polyptyque de Lippo Memmi , une vierge à l'enfant de Liberale de verona , la cène de Agnolo Gaddi , (peintre florentin,1333-1386), fra Angelico etc...etc...

Un art de méditation avec ses codes et ses principes issu de la seconde moitié du 13ème à fin 15ème siècle. une époque où l'art était d'un raffinement sans égal.

Le musée Jacquemart andré est situé au 158 Bd Haussmann, Paris 8ème.

Filippino_Lipi_Bonnefanten.jpgLa seconde exposition se déroule au musée du Luxembourg , où une soixantaine de tableaux et sculptures , du 14ème au 15ème siècle attendent les visiteurs. Il s'agit d'oeuvres signées Filippo et Filippino Lippi ,jamais présentées en France. Elles n'étaient jusqu'alors jamais sorties d'Italie et proviennent en partie du musée municipal de Prato.

Un art qui exprime une très grande intensité de la foi.

Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard , 75006 Paris.

 

 

 

17.02.2009

Peinture:Les rêves en fabrique.

andromache_l.jpg

Le musée d'art moderne de Paris abrite jusqu'au 24 mai 2009 un rétrospective des oeuvres du peintre italien Giorgio De Chirico (1888-1978).

Ami des surréalistes dans les années 1920, rejeté un peu plus tard par ses soi-disant "amis" dits "intelligents" lors de son retour vers une oeuvre plus classique en 1929....vers un retour à "l'ordre" disent ses détracteurs; Giorgio De Chirico fait partie de ces artistes métaphysiciens qui ne supportent pas l'épreuve de la vérité en matière d'art. "pour qu'une oeuvre d'art soit immortelle" dit-il "il faut qu'elle sorte des limites de l'humain"

j'adhère à cette idée.

Sorcier de la création de ses propres fantaisies , son oeuvre est déconcertante , voire destructrice mais bénéfique à sa compréhension, c'est du moins mon sentiment.

Musée d'art moderne.

11,Avenue du Président Wilson.

paris 16ème.

18.11.2008

Hommage à Paul-Emile Pajot.

Dans le cadre de l'édition 2008 du Vendée Globe une exposition des oeuvres de Paul-Emile Pajot. marin pêcheur et artiste peintre chaumois est visible jusqu'au 29 mars 2009 au musée de l'Abbaye Sainte-Croix aux sables d'Olonne (Vendée)

 

 

Paul-Emile Pajot (1873-1929) est une figure marquante des Olonnes, particulièrement de la
Chaume, port traditionnel des Sables d’Olonne. Sa destinée singulière a fait de lui d’abord un
marin pêcheur, puis un artiste peintre, renommé pour ses « cadres » qui sont des portraits de
bateaux sablais, dessinés aux crayons de couleurs ou peints à la gouache, sortes d’ex-votos laïcs.
Paul-Emile Pajot est un « imagier de la mer » ; il a rendu avec naïveté et sincérité des dundees
(pêche au thon), des chaloupes, des barques, toute une flotte de pêche en bois et à voile, de nos
jours disparue.
Les « cadres » de Pajot sont extrêmement précis, accastillage, voilerie, matériel de pêche… Il
prépare son tableau à la plume et les remplit à la gouache ou aux crayons de couleur. Les
couleurs sont souvent vives, claquantes comme les voiles et les flancs des bateaux d’alors. Pajot
les figure parfois dans la tempête, désemparés dans les flots. Ce sont ses Naufrages (Le Petit
Florent, par exemple). Il peut aussi les imaginer entrant ou sortant du port de la Chaume : il y a
alors un paysage. La marque de fabrique de l’artiste est la vague crémeuse et moutonnante,
inspirée des célèbres estampes d’Hokusaï. Un bateau de Pajot est un témoignage humain, des
hommes sur un pont, un répertoire de la pêche, des filets, des antennes et des harpons, et une
oeuvre d’art qu’on pourrait apparenter à celles des « Peintres de la Marine ». En plus populaire.
En 1925, Jean Cocteau écrit pour le catalogue de l’unique exposition Pajot à la galerie Pierre à
Paris qu’ « il est homme qui peint des bateaux. Il ne peint pas des bateaux pour les gens qui
aiment la peinture, mais il est un peintre pour gens qui aiment les bateaux ». Pajot avait été
découvert dès 1921 aux Sables par le peintre fauve Albert Marquet et son ami le critique Charles
Fegdal. Son oeuvre pose le problème de la frontière introuvable entre l’expression savante et
populaire. Paul-Emile Pajot est connu et apprécié des marins (il est des leurs), mais également
goûté des amateurs de peinture. Indéniablement, il a trouvé sa place à part entière dans l’histoire
de l’art moderne, dans l’art dit naïf.
Les éditions 303 dévoilent le journal autobiographique inédit de Paul-Emile Pajot en publiant
quelques unes des plus belles pages sous forme de fac-similés, mises en perspective avec son
époque et complétées par de nombreuses contributions. Ce document exceptionnel (5 volumes
réalisés de 1900 à 1922, 2.500 pages manuscrites, plus de 1.100 illustrations dessinées ou
gouachées) touche à la vie des gens de mer et évoque la Guerre 14-18, les pays du monde jamais
visités par Pajot. C’est un OVNI littéraire bourré d’informations de tous ordres.

23.09.2008

Une éxposition qui fait débat.

Je n'ai a priori rien contre l'art contemporain-a posteriori non plus d'ailleurs- mais,fallait-il organiser une éxposition des "oeuvres" du bobo américain Jeff Koons sous les lambris dorés du château de Versailles.

Louis XIV aurait-il apprécié cette intrusion!

"on ne mélange pas les genres" disent les détracteurs de cette initiative,ajoutant:""c'est de la provocation".

Visible jusqu'au 14 décembre,les touristes du monde entier qui visitent le château,ce chef-d'oeuvre de notre patrimoine,ne pourront échapper à cette "hérésie" voulue par des républicains au gout de chiotte,qui ne respectent rien.

12:36 Ecrit par dan l'olonnais dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeff koons. | |  del.icio.us |  Facebook