12.03.2009

la bataille du Mans.

 

Suite au papier sur la découverte au Mans (Sarthe) de charniers de Vendéens tués en 1793 par les républicains , j' ai pensé ,en me réunissant avec moi-même , qu'il pouvait être intéressant de se plonger dans l'histoire. J'ai donc consulté,  parmi les nombreux ouvrages en ma possession sur le sujet, le journal de la guerre des géants , un itinéraire de la Vendée militaire de P.Doré Graslin.

Ainsi , on peut lire :

Mardi 10 décembre 1793. Les vendéens errants , environ 40.000 femmes , enfants , vieillards , hommes , dont ,  de 15.000 à 16.000 combattants de la grande armée catholique et royale abandonnent la Flèche pour Le Mans qu'ils attaquent à midi. A 16 heures , ils occupent la ville dont les administrateurs du département , du district , et de la ville ont fui à Alençon ou à Bellême. ( courage fuyons )

Mercredi 11 décembre des gardes nationaux s'avancent le matin vers Le Mans par la route d'Alençon avec pour objectif , attaquer les vendéens. 1500 « brigands » suffisent à les mettre en déroute. Mais les armées de Brest , des côtes-de-Cherbourg et de l'Ouest commandées par le général Marceau se réunissent sur la route de la Flèche pour tenter d'écraser les vendéens.

Jeudi 12 décembre , les armées de la république s'apprètent à entrer au Mans.

Le jeune généralissime vendéen  Henri de la Rochejaquelein à qui l'on doit cette phrase célèbre « si j'avance, suivez-moi ; si je meurs,vengez-moi ; si je recule, tuez-moi. » regroupe environ 3000 combattants qui repoussent les hommes de Westermann et les poursuivent sur une lieue et demi , mais ils doivent se replier pour faire face à l'attaque des soldats sanguinaires de l'armée des côtes-de-Cherbourg , commandés par le général Tilly.

Dans la soirée , Marceau et Westermann penètrent dans la ville où 800 vendéens mènent un combat de rue perdu d'avance. A 21 heures les républicains sont maitres de la place des halles occupant ainsi la moitié de la ville et laissant derrière eux une place jonchée de cadavres et d'agonisants.

Vendredi 13 décembre. Le combat qui a cessé à deux heures du matin , reprend à sept heures.

Kléber s'empare des batteries vendéennes , 300 vendéens résistent et , en se sacrifiant « pour Dieu et le Roué » permettent à la Vendée errante de se dégager et de prendre de l'avance sur les poursuivants qui ont repris Le Mans.

Après la bataille....le massacre.

De 10.000 à 15.000 vendéens sont égorgés , fusillés , sauvagement torturés , les femmes sont violées , les enfants passés au fil de l'épée , foulés sous les sabots des chevaux etc.... . « un délire de sang et de sadisme » marque cette journée , tant au Mans que dans la campagne mancelle , où une véritable chasse aux « brigands » est organisée.

Kléber le dira lui-même « on ne saurait se figurer l'horrible carnage qui se fit ce jour là ».

Les charniers découverts en sont la preuve flagrante.

Le journal de la guerre des géants est édité par les éditions Pays et Terroir  à Cholet